Comment ça marche (2) ?

Mécanique piano à queue

Sur un piano à queue, les cordes sont horizontale, les marteaux se déplacent donc verticalement.

De ce fait, le pianiste sent le marteau et son mouvement au bout des doigts, comme le rebond d’une balle au bout d’une raquette.

En partant du doigt, le clavier est une bascule, et lorsque l’on enfonce une touche du coté visible, elle se soulève du coté invisible (sous la mécanique).

A cet endroit, elle pousse le marteau par l’intermédiaire du chevalet et du «bâton d’échappement». Ces éléments permettent de lancer le marteau et de l’accompagner jusqu’à 2mm des cordes (l’échappement). 

Cela permet à ce dernier d’aller frapper la corde avec son élan sans l’empêcher de vibrer ensuite. A ce même moment, l’étouffoir se soulève pour libérer la corde et également la laisser vibrer.

Mécanique piano à queue en mouvements

La performance du piano à queue réside, entre autres, dans sa répétition. En effet, une fois que la note est jouée, le levier de répétition permet de réamorcer le marteau tout de suite après avoir frappé les cordes. Ceci permet au pianiste l’expression la plus fidèle possible de son jeu. Il s’agit du fameux « double échappement » propre aux pianos à queue.

Après la frappe du marteau contre les cordes, celui-ci est attrapé (cuir contre bois) pour lui éviter de rebondir et ainsi de faire un trémolo non désiré.

Le son se coupera lorsque le pianiste lâchera la touche et que l’étouffoir retombera contre la corde.

Le seul moyen de garder les sons en lâchant les touches est d’utiliser la pédale forte (pédale de droite) qui fait reculer tous les étouffoirs ou la pédale tonale (pédale du milieu) pour garder seulement les notes sélectionnées.

Cet ensemble clavier-mécanique est uniquement composé de bois, de feutre et de cuir (avec quelques axes et vis métalliques) ; c’est pourquoi chaque élément est réglable, restaurable ou remplaçable.

Par le réglage du clavier et de la mécanique, on maintient le piano à queue dans ses meilleures performances.

Tout ceci, a pour but essentiel le confort (toucher) du pianiste !

Dumas Piano

Accordeur depuis 1995, Nicolas Dumas est passionné de pianos depuis sa plus tendre enfance. D'abord élève pianiste (conservatoire de Cergy) puis apprenti sur Paris et en Allemagne, il crée en 2005 son atelier de restauration de pianos : DUMAS PIANO. Aujourd'hui, sa petite entreprise propose tous les services du piano dans le Vexin et ses environs (dépt. 27, 60, 76, 78 et 95).